Sport

Jeux de la Francophonie : Le conte, une discipline à part entière

L’édition 2023 des jeux de la Francophonie rassemble à Kinshasa en RDC, une centaine de compétiteurs venus d’un peu partout, mais aussi de divers horizons artistiques et culturelles. Si la compétition rime au rythme du sport, il n’en demeure pas moins que la peinture, la danse, le chant ou encore le conte soient aussi à l’honneur.

Une quinzaine de conteurs francophones prennent part à la neuvième édition des jeux de la Francophonie 2023. À travers cette compétition annuelle, l’occasion est offerte à la jeunesse mondiale et africaine de mettre en avant son talent et vendre la richesse culturelle de son pays. Pour l’occasion, les jeunes conteurs africains n’ont pas manqué de mettre un point d’orgue sur la plus ancienne forme de spectacle vivant : le conte. Ils ont évoqué chacun, dans un langage empreint de sagesse et un style tiré du monde des esprits, les subtilités du conte africain.

« De là où nous venons, les sages disent que la meilleure des connaissances est celle qui mène l’homme vers les hommes… ». Clédio Agathe, viens de la République de Maurice. Il révèle au micro de RFI, les occasions pendant lesquelles le conte ravie le quotidien des habitants de Maurice. « Chez nous, durant les veillées mortuaires, nous avons ce que l’on appelle des sirandanes. Ce sont des petites énigmes que l’on pose, et avant de poser l’énigme tu dis : « sirandane ». Et celui qui a la réponse dit : « sampeck ». À ce moment-là, on se raconte des histoires que l’on dit « histoires loup-garou ». Voilà un peu la forme de conte que l’on a chez nous… ».

Mamane Iro Salifou vient directement du Niger. Conteur, il dévoile sa passion pour l’écriture des contes et son attachement au patrimoine oral déjà existant. « J’ai suivi une formation à la filière Arts et Culture de l’université de Niamey. J’ai 32 ans. J’essaie d’écrire des contes, mais sinon la plupart du temps, je me nourris du patrimoine oral qui existe déjà. Aujourd’hui, je pense que pour que le conte puisse vivre, il faudrait le repenser selon nos besoins actuels. »

Faut-il le préciser, le conte fait partie intégrante de la littérature orale africaine. Il constitue, par excellence, un creuset de divertissement et d’acquisition de savoir. Lesquelles savoirs permettent d’assouvir une morale naïve, d’assurer la cohésion sociale, de résoudre une contradiction qui s’oppose à l’homme ou à la société tout entière…

Ignace TOSSOU

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