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Présidentielle 2026 au Bénin : Chabi Yayi se rallie à Wadagni

Chabi YAYI

À moins de trois semaines du scrutin du 12 avril 2026, Chabi Yayi affiche son soutien à Romuald Wadagni, candidat de la mouvance présidentielle. Un positionnement qui marque un tournant dans le paysage politique béninois, en pleine recomposition.

Dans une déclaration relayée par Jeune Afrique, le fils de l’ancien président Boni Yayi justifie son choix par « pragmatisme », évoquant une convergence de vues avec le programme porté par Romuald Wadagni. Il décrit également le candidat comme un responsable « à l’écoute » et ouvert au dialogue, avec lequel il dit avoir toujours entretenu des relations proches, y compris en période de divergences politiques. « S’il venait à être élu, une nouvelle page s’ouvrirait dans le pays », semble convaincu Chabi Yayi.

Ce ralliement intervient dans un contexte particulier, quelques semaines après sa démission du parti Les Démocrates, le 4 mars 2026, où il occupait les fonctions de secrétaire aux relations extérieures. Le même jour, son père quittait également la présidence de cette formation politique, accentuant les tensions internes.

En appelant à soutenir Romuald Wadagni, Chabi Yayi prend ses distances avec la ligne traditionnelle de l’opposition, historiquement structurée autour de la figure de Boni Yayi. Ce repositionnement intervient alors que le parti Les Démocrates traverse une crise de leadership, marquée par la désignation contestée de Nourénou Atchadé et les revendications concurrentes de Éric Houndété.

Candidat soutenu par la majorité présidentielle et considéré comme proche du chef de l’État Patrice Talon, Romuald Wadagni défend un programme axé sur la continuité des réformes, la modernisation économique et le rassemblement national.

Au-delà de son soutien électoral, Chabi Yayi évoque également la perspective d’un climat politique apaisé après le scrutin. Il indique vouloir formuler des propositions sur certaines questions sensibles, notamment la situation de personnalités incarcérées. Lui-même concerné par une procédure liée à l’enquête sur la tentative de coup d’État déjouée en décembre 2025, il affirme ne nourrir « aucune rancœur personnelle » et se dit disposé à répondre à la justice.

Dans un contexte marqué par l’invalidation de la candidature du parti Les Démocrates et sa décision de ne soutenir aucun duo en lice, ce ralliement vient rebattre les cartes à l’approche d’un scrutin déjà sous tension.

Ambroise AMETOWONA

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