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Érosion côtière et inondations marines : Le Projet WACA au secours des populations sinistrées d’Agoué

Menacées par la montée des eaux marines, les populations de l’arrondissement d’Agoué ont reçu du soutien, jeudi 11 novembre 2021. Sous financement de la Banque Mondiale, le projet WACA a procédé au lancement d’une série de travaux visant à soulager leurs peines et à sécuriser la zone concernée.

Ériger une digue de sable de plus de deux mètres de hauteur sur environ 100 mètres. Telle était l’intervention d’urgence du Projet d’Investissement de Résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP-BENIN) dans l’arrondissement d’Agoué. Grâce au financement de la Banque mondiale, cette première étape des travaux a permis la fermeture de la tranchée responsable des inondations observées dans cette localité.

Comme plusieurs zones côtières du Golfe de Guinée, le segment de côte Sanvee-Codji – Hillacondji a été frappé par une submersion marine le week-end du 6 et 7 novembre 2021. Ces perturbations, fruit du dérèglement climatique, ont causé d’importants dégâts et affecté plusieurs ménages. Selon les experts, les prévisions météorologiques indiquent même que le phénomène pourrait persister. C’est d’ailleurs pour cette raison que les acteurs engagés ne comptent pas en rester là. « Dans une seconde phase des travaux, nous allons procéder à la libération de la berge nord pour assurer une sécurité à la population et éviter tout risque d’accident lié aux catastrophes climatiques » a précisé Bio Djarra Moussa, spécialiste du littoral du projet WACA.

À cet effet, plusieurs sites ont été retenus par la commune de Grand-Popo pour accueillir les sinistrés vivant précédemment dans des habitations en matériaux précaires. Avec la collaboration de l’Agence nationale de protection civile et la Croix rouge béninoise, ils seront emménagés pour permettre aux riverains de vivre dans de conditions meilleures et à l’abri des tumultes de l’océan.

Le préfet face aux réticences des sinistrés

Malgré l’ampleur des dégâts et les promesses des autorités, les populations riveraines se montrent réticentes. « La mer ne nous dérange pas du tout » assure d’abord Bénoît Onipo. Et d’ajouter « maintenant on n’a pas de choix que d’aller là où on nous a demandé ». Comme ce chef de ménage, les sinistrés ont reçu un ultimatum pour libérer la zone à risque. Présent lors du lancement des travaux, le préfet du Mono dit comprendre la position des réticents mais tient à les rassurer quant à la bonne foi du gouvernement. « Nous avons l’obligation de les protéger. Nous les avons donc rassurés que c’est pour sécuriser leur vie et leur trouver des conditions meilleures que nous avons engagé ces actions » a précisé Bienvenu Milohin.

À part les sites retenus pour recevoir les sinistrés, plusieurs autres actions visent à garantir de meilleures conditions de vie aux sinistrés. Selon le préfet du Mono, « un volet de la Banque mondiale à travers le projet WACA a prévu des activités génératrices de revenus pour renforcer les capacités de ces ménages qui seront déplacés ». Un recensement a été aussi réalisé à en croire l’autorité préfectorale dans la perspective d’un dédommagement.

Herman AHOUANDE

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