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Opération « Imonlèdé » : L’Armée béninoise à la rescousse des populations

De concert avec la Police républicaine, la Douane et les Eaux et Forêts,  les Forces armées béninoises se portent au chevet des populations du Borgou et des Collines. Du 1er au 5 février 2021, elles déclenchent une opération de sécurité intérieure baptisée « Imonlèdé » pour mettre fin aux actes de grand banditisme et autres activités terroristes qui perturbent la vie sociale et économique dans ces régions.

Depuis quelques années le gouvernement béninois a opté pour l’anticipation et la prévention dans la lutte acharnée contre le grand banditisme, l’extrémisme violent et le terrorisme. En s’inscrivant dans cette dynamique, les Forces armées béninoises(Fab) déclenchent, dès ce 1er février 2021, l’opération « Imonlèdé » dans les départements du Borgou et des Collines. Cette opération de grande envergure, pilotée en bonne intelligence avec la Police républicaine, la Douane et les Eaux et Forêts, est le résultat d’actions concertées entre l’Armée de terre, la Marine Nationale et l’Armée de l’air.

Selon les autorités militaires et sécuritaires, cette opération s’inscrit dans le cadre des missions de sécurisation de l’ensemble du territoire national à l’instar de celle menée par l’opération « Bouinyindou » dans les parcs de la Pendjari et du W. Elle consiste essentiellement à traquer et à neutraliser les hors-la-loi de tout acabit qui font régner la terreur et sèment la désolation dans les communes de Ouèssè et Kalalé.

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Pour rappel, au cours de l’année 2020, la localité de Toui et ses environs ont été le théâtre d’une série de braquages, d’enlèvements avec demande de rançon et d’assassinats crapuleux. C’est ainsi que le 14 mai de la même année un officier de police a été froidement abattu par des individus armés non identifiés sur l’axe Ouèssè-Kèmon. Également, plusieurs sources sécuritaires indiquent que des femmes et enfants ont régulièrement été victimes de séquestration et de viol, voire de meurtre dans ces parties du pays. Le dimanche 24 janvier dernier encore, la Police Républicaine appréhendait dans la commune de Tchaourou un individu qui se faisait passé pour un militaire. L’homme était armé de deux pistolets de fabrication artisanale et des munitions.

Comme l’indique le nom de l’opération « Imonlèdé », soit « la lumière luit » en langue nagot, les éléments des Forces armées béninoises, avec l’appui et le soutien logistique de leurs homologues des forces de sécurité, vont œuvrer à rendre aux populations de ces localités toute leur quiétude. Pour ce faire, pendant 5 jours, ils s’attèleront à débusquer et à mettre hors d’état de nuire les réseaux de grand banditisme et de terrorisme qui opèrent dans ce périmètre.

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En marge de l’opération « Imonlèdé », les Forces armées béninoises offrent aux populations des soins de santé à travers les aides médicales gratuites. Ainsi, il est mis en place un dispositif médical à Toui, Kalalé et à Tchaourou pour accueillir et soigner les malades. Selon les explications des autorités militaires, les populations bénéficieront gratuitement non seulement de consultations médicales mais aussi de soins et de médicaments.

À terme, l’opération « Imonlèdé » permettra de réinstaurer le climat de sécurité indispensable à la libre circulation des personnes et des biens dans ces communes. Le renouveau de cette quiétude est d’autant plus urgent que commencent les campagnes de production et de commercialisation de produits à fort potentiel économique. Elles ne pourront être une réussite qu’à la condition où les populations peuvent vaquer aisément à leurs différentes activités.

Ambroise AMETOWONA

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