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Burkina Faso : Des tirs entendus près de la présidence du capitaine Ibrahim Traoré

La tension dans les casernes au Burkina Faso semble ne pas faiblir malgré les efforts du gouvernement militaire de la contenir. Dimanche 24 septembre, des tirs ont été entendus dans le camp Guillaume Ouédraogo, situé dans la capitale Ouagadougou. Un événement qui suscite des interrogations sur ce qui se passe réellement au sein de l’armée.

Perceptibles depuis quelques jours déjà, les bruits de bottes au sein de l’armée burkinabé continuent de grossir au fil des jours. Dimanche 24 septembre, dans la matinée, comme le rapporte Jeune Afrique, des tirs non expliqués ont été entendus au camp Guillaume Ouédraogo situé au cœur de la ville de Ouagadougou.

Cet événement vient renforcer les informations sur les divergences de points de vue entre les officiers de l’armée, et sur les mouvements de mécontentement qui ont eu lieu dans nombre de casernes, particulièrement celle de Sangoulé Lamizana, située dans la capitale, et le camp des forces spéciales, à Kamboinsin.

Au centre de ce malaise qui touche l’armée du Burkina Faso, plusieurs questions. La décision du gouvernement de transition d’envoyer des troupes au Niger ne rencontre pas l’assentiment de la plupart des officiers et des soldats. Également, les militaires burkinabés déplorent leurs conditions de vie et les soucis de ravitaillement des troupes. Il est aussi reproché au capitaine Ibrahim Traoré et à son gouvernement la façon dont les soldats tombés au front sont inhumés.

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Ces différentes préoccupations ont d’ailleurs, selon Jeune Afrique, fait l’objet, le 20 septembre, d’une réunion « d’explication » entre le capitaine Ibrahim Traoré et certains officiers. Une rencontre qui, d’après le média citant une source militaire, « ne s’est pas bien déroulée ». Ce qui a pu expliquer les grognes susmentionnées et des tirs entendus dans la même journée près de la primature, utilisé comme présidence par le capitaine Ibrahim Traoré.

Ces dissensions au sein de l’armée interviennent à quelques jours de la date anniversaire (30 septembre) du coup d’Etat qui a permis la venue du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir. Serait-ce des signes de ce que l’armée ne retrouve plus dans la gestion du gouvernement de transition au Burkina Faso ?

Ambroise AMETWONA

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