
La Banque mondiale a accordé un financement additionnel de 33 millions de dollars à travers l’Association internationale de développement (IDA), afin de consolider le Projet de cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée (COSO). Ce nouvel appui vise à freiner la montée des conflits, à atténuer les risques liés au changement climatique et à favoriser le développement économique grâce à des institutions locales plus solides.
Ce financement supplémentaire répond à l’enjeu majeur posé par l’afflux de réfugiés dans la région. Il permettra notamment de développer des infrastructures socio-économiques et de soutenir des activités génératrices de revenus, renforçant ainsi la résilience à moyen et long terme des communautés de réfugiés et des populations hôtes. L’objectif est d’atténuer les facteurs de fragilité tout en consolidant la cohésion sociale. Grâce à cette extension, le projet COSO verra son nombre de bénéficiaires passer de 400 500 à 524 500 personnes, ciblant exclusivement les réfugiés et les communautés d’accueil.
Le nord du Bénin fait face à des débordements de l’extrémisme violent en provenance du Sahel, aggravés par des facteurs de fragilité internes. Cette situation rend le pays particulièrement vulnérable, ce qui justifie l’intensification des efforts de la Banque mondiale et du gouvernement béninois. « Les débordements de l’extrémisme violent dans le Sahel, combinés à des facteurs de fragilité endogènes, rendent le Bénin et sa région septentrionale particulièrement vulnérables. Ce financement additionnel vient consolider les acquis du projet COSO qui apporte des réponses concrètes aux défis de cohésion sociale au nord du Bénin », souligne Nestor Coffi, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin.
L’action du gouvernement s’inscrit dans une stratégie plus large de résilience et de prévention des conflits, à travers le Programme de Résilience et de Prévention (PREP 2024-2029). Ce programme vise à renforcer les capacités de l’État pour soutenir les communautés locales confrontées aux défis de la fragilité et des conflits. Il repose sur une approche globale, qui combine la consolidation de la cohésion sociale et des services de base, le renforcement de la sécurité alimentaire et du soutien aux moyens de subsistance, ainsi que la réforme foncière.
Selon Nestor Coffi, l’un des axes clés de cette approche repose sur l’intégration des réfugiés dans les communautés locales. « La mise en place par le gouvernement d’un programme de soutien aux réfugiés résidant aux côtés des communautés d’accueil dans les zones rurales est capitale pour garantir la cohésion sociale et l’intégration socioéconomique dans cette partie du pays. »
Ambroise AMETOWONA



