Équateur : Six suspects arrêtés dans l’assassinat d’un candidat à la présidentielle

Les Equatoriens sont appelés aux urnes dans le cadre des élections présidentielles le 20 août prochain. À seulement quelques jours de ce rendez-vous démocratique, Fernando Villavicencio, candidat favori à ces élections, a été assassiné mercredi en plein meeting. Les autorités affirment avoir mis la main sur six suspects.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour mettre la main sur les premiers suspects dans l’assassinat de Fernando Villavicencio. Candidat aux présidentielles du 20 août 2023, il est assassiné dans la soirée du mercredi 09 août, soit à moins de deux semaines du scrutin. Selon les informations, les premiers suspects dans cet «assassinat politique » sont d’origine colombienne. Selon la police équatorienne, le nombre exact de suspects s’élèvent à sept. Une personne a été abattue par les forces de sécurité.
Un crime politique crapuleux
Depuis, plusieurs voix s’élèvent, en premier chef, celle du chef de l’État Guillermo Lasso, pour dénoncer un crime crapuleux et politique. «Il s’agit d’un crime politique à caractère terroriste, et nous n’avons aucun doute que cet assassinat est une tentative de saboter le processus électoral», a dénoncé le chef de l’État. Il a, à cet effet, décrété trois jours de deuil national «pour honorer la mémoire d’un patriote», Fernando Villavicencio, lui, un centriste de 59 ans. Arrivé en deuxième position en intentions de vote au premier tour (13,2 %), derrière l’avocate Luisa Gonzalez (26,6 %), proche de l’ancien président socialiste Rafael Correa.
À la voix du président Lasso, s’ajoute celle de la communauté internationale qui a fermement condamné le meurtre. Pour Washington, il s’agit d’un «acte de violence odieux». L’Union européenne y voit une «attaque contre la démocratie» et à la France de le qualifier d’«acte barbare». Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk a dénoncé quant-à lui, un «meurtre épouvantable», voyant dans la violence contre les responsables politiques «une menace sérieuse pour le processus électoral et la capacité du peuple à exprimer sa volonté démocratique».
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Par ailleurs, le mouvement de Fernando Villavicencio, Construye, a réclamé la création d’une commission internationale pour enquêter sur le meurtre de son « courageux » leader, un ancien journaliste et farouche pourfendeur de la corruption qui briguait pour la première fois la présidence du pays.
Ignace TOSSOU



