
Ce mercredi 17 septembre 2025, le parc Amaga d’Adjagbo, situé dans la commune d’Abomey-Calavi, a servi de cadre au lancement du projet « Ensemble pour un regard féminin sur les métiers du transport », initié par l’Organisation du corridor Abidjan-Lagos (Ocal) avec l’appui du Fnuap.
« Sensibiliser 500 000 jeunes filles et femmes aux opportunités dans le secteur du transport ; former 60 participantes à la conduite de camions ; briser les barrières socio-culturelles qui freinent l’accès des femmes à ces métiers », ce sont les trois objectifs majeurs du projet « Ensemble pour un regard féminin sur les métiers du transport », lancé officiellement par l’Organisation du corridor Abidjan-Lagos (Ocal) mercredi dernier à Abomey-Calavi. Ce projet novateur et inclusif cible les départements du Borgou, de l’Alibori et de l’Atacora. Il ambitionne de favoriser l’accès des jeunes filles et femmes aux métiers du transport notamment ceux de camionneurs, chauffeurs et mécaniciens gros-porteurs encore largement dominés par les hommes.
Selon les explications de la secrétaire exécutive de Ocal, Dr Hortense Me, le projet entend mettre l’accent sur la sensibilisation au profit des jeunes filles et femmes en qui concerne les métiers du transport, la santé sexuelle reproductive et les violences basées sur le genre (Vbg). Dans la même veine, il sera lancé un avis pour le recrutement de jeunes filles appelées à être formées dans toutes les catégories de permis de conduire. Ces dernières, après leur formation, seront mises en stage auprès des faîtières. Puis, les 60 jeunes filles ayant obtenu leur parchemin seront intégrées dans les métiers du transport comme camionneuses, conductrices, mécaniciennes gros-porteurs.
Mohamadou Gankou N’Kouro, quant à lui, a estimé que ce projet vient à point nommé. Car, a précisé le représentant de l’Union des conducteurs de l’Afrique de l’Ouest (Ucrao), l’initiative est sur la liste des actions prioritaires de l’Ucrao. Il soutient que les conducteurs accompagneront sans faille la réalisation du projet de même que les apprenants pour l’atteinte des résultats escomptés.
Prenant la parole, Richmond Tiemoko, représentant résident du Fnuap, a salué l’initiative. Il a rappelé que le secteur des transports est trop souvent considéré comme réservé aux hommes, et moins accessible aux femmes. « Cette initiative permettra de renforcer l’autonomisation des filles et à leur ouvrir de nouveaux horizons dans les métiers du transport. Elle s’inscrit dans le cadre du projet Autonomisation des jeunes pour l’accès aux droits à la santé sexuelle reproductive », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter : « Ensemble, nous affirmons notre conviction commune : celle de dire que les filles ont leur place dans le transport maintenant et dans le futur ».


A sa suite, le représentant du préfet de l’Atlantique et le président de la Fondation des jeunes amazones pour le développement (Fjad), Bénédicta Aloakinnou, ont réaffirmé leur engagement à être aux côtés de Ocal dans la mise en œuvre de ce projet. Dr Hortense Me, quant à elle, a affiché sa volonté d’obtenir des résultats positifs de cette première expérience afin de reconduire le projet.
L’initiative bénéficie de l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap) et de l’Ambassade de Luxembourg. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable n°5 (Odd 5) visant à promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles.
Antou BADOU



