Sécurité

Avancement à la Police Républicaine : Les AP1 de la 36è promotion de l’ex gendarmerie laissés-pour-compte ?

Créée par la loi n° 2017-41 du 29 Décembre 2017,  la police républicaine est le fruit de la volonté politique de Patrice Talon de doter le Bénin d’une force de sécurité unique et moderne pour assurer la protection des personnes et des biens.

Ainsi, la loi 2017-42  portant statut des personnels de la police républicaine a été votée et stipule en son article 168 que: « Pour la constitution initiale des corps de la police républicaine, les membres du personnel de la gendarmerie nationale et de la police nationale qui étaient respectivement régis par la loi n°2005-43 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des forces armées béninoises et la loi n°2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des forces de sécurité publique et assimilées, sont reversés selon le cas, dans l’un des corps prévus à l’article 12 de la présente loi, dans les conditions et suivant les modalités fixées par un décret d’application ».

De même, l’article 169 de la loi 2017-42 du 02 juillet 2018 portant statut des personnels de la police républicaine dispose : « les membres du personnel de la gendarmerie nationale et de la police nationale ainsi reversés, sont reclassés dans les grades et échelons de grades des différents corps de la police républicaine en tenant compte de leur date d’incorporation dans la gendarmerie ou dans la police, de la date d’entrée dans leur ancien corps et des diplômes professionnels détenus avant le reversement ». Ces dispositions de la loi ont été appliquées à toutes les composantes de la police républicaine dans le cadre des avancements à titre de régulation au titre de 2019 et 2020 sauf aux AP1 de la 36 promotion de l’ex gendarmerie.

 En effet, ces agents ont suivi réglementairement leur formation a l’issue de laquelle ils ont obtenu leur premier diplôme professionnel appelé CAP. Ce diplôme qui selon  l’article 120 alinéa 3 de la loi n°2005-43 du 26 Juin 2006 portant statut général des personnels militaires des forces armées béninoises : « Le recrutement des sous-officiers se fait en fonction des besoins des Forces Armées Béninoises par trois (03) voies de recrutement interne par nomination des caporaux-chefs, quartiers maîtres de 1ère classe ou gendarme de 1ère classe ayant servi au moins un (01) an dans le grade et titulaires d’un certificat de qualification » ; devrait leur permettre de changer de catégorie tout comme leurs aînés sous officiers qui ont eu à jouir de ce diplôme.

D’ailleurs certains éléments de cette même promotion en ont bénéficié pour le compte des avancements de 2018 et les autres étaient en attente pour le compte de 2019 et 2020 quand est arrivé l’avènement de la Police républicaine.

Contre toute attente, courant 2020, la hiérarchie policière a sorti les avancements au titre des années 2019 et 2020 sans prendre en compte ces éléments de la 36.  Pire on demande à ces éléments de composer un autre concours afin d’obtenir un diplôme qu’ils avaient déjà depuis 2013.

Pourquoi de deux poids deux mesures au sein de cette corporation ? La constitution du Bénin ne dispose t’elle pas que les citoyens sont égaux devant la loi ?

Alors que de l’autre côté de l’Armée où des réformes ont été aussi opérées, les Caporaux Chefs qui ont été recrutés bien après ces éléments de la 36eme promotion et ayant l’équivalent du diplôme de ceux-ci ont été avancés au grade de sergent qui correspond à celui de SBP.

Ce qui est encore grave, leur jeune qui ont été recruté 5 ans après eux les ont rattraper sur le grade de AP1 et sont invités à participer au même concours. Quelle injustice ?

Ces agents ne savent plus à quel saint se vouer et appellent le Président de la République au secours.

Yannick SOMALON

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