Coup d’État au Niger : Voici l’ultimatum de la CEDEAO aux putschistes

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu ce dimanche 30 juillet 2023, un sommet extraordinaire. Ceci, pour évaluer la situation politique au Niger suite au récent coup d’État militaire qui a renversé le président Mohamed Bazoum. Au terme de cette réunion cruciale, l’organisation sous-régionale a pris des mesures drastiques contre le régime militaire et a lancé un ultimatum de sept jours aux putschistes pour rétablir le président démocratiquement élu dans ses fonctions.
Les dirigeants de la CEDEAO, réunis à Abuja, ont unanimement décidé d’imposer des sanctions immédiates contre les auteurs du coup d’État. Des interdictions de voyager ont été mises en place à l’encontre de tous les officiers militaires impliqués dans le renversement de Mohamed Bazoum. Cette mesure vise à restreindre leur mobilité et à limiter leur capacité à fomenter des troubles à l’intérieur et à l’extérieur du Niger.
Un ultimatum crucial pour rétablir l’ordre démocratique
Face à la gravité de la situation au Niger, la CEDEAO a donné une semaine aux putschistes pour déposer les armes et réinstaller le président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum. Cet ultimatum de sept jours constitue une ligne rouge clairement tracée par l’organisation sous-régionale, qui entend maintenir la stabilité et la légitimité des gouvernements issus des processus démocratiques dans la région.
Une éventuelle intervention militaire envisagée
En adoptant une approche ferme, les chefs d’État de la CEDEAO n’ont pas écarté la possibilité d’une intervention militaire dans le pays si les putschistes ne se conforment pas à l’ultimatum fixé. Cette décision marque une volonté sans équivoque de maintenir l’ordre constitutionnel au Niger et de prévenir toute tentative de déstabilisation de la région.
Kevin da-SILVA



