Décentralisation au Bénin : Romuald Wadagni propose une gouvernance locale renforcée et participative

Dans son projet de société, Romuald Wadagni fait de la décentralisation un levier essentiel pour rapprocher l’action publique des citoyens et accélérer le développement à la base. Sa vision repose sur une gouvernance locale renforcée, plus autonome, mais aussi plus participative et transparente.
Au cœur de cette réforme figure l’instauration de contrats entre l’État central et les communes. Cette approche vise à clarifier les responsabilités, à fixer des objectifs précis et à renforcer l’efficacité de l’action publique au niveau local. À travers ces contrats, les collectivités territoriales disposeront d’un cadre structuré pour mettre en œuvre des projets de développement adaptés à leurs réalités, tout en bénéficiant d’un accompagnement de l’État.
Le projet introduit également un mécanisme novateur de partage de la plus-value foncière. Concrètement, les communes pourront récupérer une partie des gains générés par l’augmentation de la valeur des terrains, notamment à la suite de projets d’aménagement ou d’infrastructures.
Ce dispositif vise à renforcer les ressources financières des collectivités et à leur permettre d’investir davantage dans le développement local, créant ainsi un cercle vertueux entre aménagement du territoire et financement communal.
Le budget participatif comme outil de démocratie locale
Dans une logique d’inclusion citoyenne, Romuald Wadagni propose de rendre obligatoire le budget participatif dans les communes. Ce mécanisme permettra aux citoyens de proposer, débattre et orienter l’affectation d’une partie des ressources locales.
En associant les populations à la prise de décision, cette démarche vise à renforcer la transparence, à améliorer la pertinence des projets et à favoriser l’appropriation des actions publiques par les citoyens.
Au-delà du budget participatif, les populations seront intégrées dans des comités de projets locaux. Cette implication directe permettra de suivre la mise en œuvre des initiatives, d’assurer un contrôle citoyen et de garantir une meilleure adéquation entre les besoins exprimés et les réalisations.
Ce modèle participatif ambitionne de transformer la relation entre les élus locaux et les citoyens, en instaurant un dialogue permanent et constructif.
Un label pour promouvoir les bonnes pratiques locales
Afin d’encourager les initiatives exemplaires, un label « Commune participative » sera mis en place. Il permettra de distinguer les collectivités engagées dans des démarches de transparence, de participation citoyenne et de bonne gouvernance.
Ce label devrait créer une dynamique d’émulation entre communes et contribuer à diffuser les meilleures pratiques à l’échelle nationale. En renforçant à la fois l’autonomie des communes et la participation des populations, cette vision dessine les contours d’une gouvernance locale plus efficace, inclusive et durable.



