Escroquerie à un concours de recrutement : un enseignant condamné à 12 mois de prison ferme

Le tribunal d’Abomey-Calavi a tranché dans une affaire d’escroquerie liée à un concours de recrutement, impliquant un enseignant. Poursuivi pour avoir promis une intervention frauduleuse en échange d’argent, le prévenu a été condamné à douze mois de prison ferme.
Les faits remontent à une proposition faite à une candidate à un concours administratif. Selon les éléments du dossier, l’enseignant lui aurait assuré pouvoir faciliter son admission, moyennant le versement de 360 000 francs CFA. Une somme que la victime affirme avoir remise, dans l’espoir d’intégrer la fonction publique.
Après avoir perçu l’argent, le mis en cause aurait cessé tout contact avec la victime. Il aurait également abandonné ses fonctions professionnelles sans justification, renforçant les soupçons à son encontre. La plaignante indique avoir finalement retrouvé sa trace, avant de saisir les services de police.
L’enquête ouverte à la suite de la plainte a conduit à l’interpellation de l’enseignant, puis à sa comparution devant le tribunal d’Abomey-Calavi.
À l’audience, le prévenu a reconnu les faits d’escroquerie, tout en contestant le montant exact de la somme perçue. De son côté, la victime, constituée partie civile, a réclamé une indemnisation de 500 000 francs CFA en réparation du préjudice subi.
Au terme des débats, la juridiction a estimé que les charges étaient suffisamment établies. Le tribunal a ainsi prononcé une peine de douze mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de l’enseignant, mettant un terme à cette affaire qui met en lumière les dérives liées aux faux réseaux d’intégration aux concours administratifs.



