Parti Les Démocrates : Éric Houndété conteste la désignation d’Atchadé et maintient son intérim
Au Bénin, la crise de leadership au sein du parti Les Démocrates s’enlise. Éric Houndété réaffirme qu’il demeure président par intérim, rejetant la désignation de Nourénou Atchadé intervenue à l’issue du Conseil national du 22 mars 2026, qu’il juge irrégulière.
Dans une déclaration aux médias, le vice-président du parti a livré sa lecture des événements ayant conduit à cette situation de blocage. Il décrit un Conseil national marqué par de fortes tensions internes, évoquant « des sauts d’humeur » et une atmosphère dominée, selon lui, par des réactions émotionnelles. « Il y en avait qui étaient manipulés, mandatés par des gens de l’ombre », soutient-il, estimant toutefois que ces tensions finiront par s’apaiser.
Se présentant comme garant du respect des textes du parti, Éric Houndété affirme avoir convoqué et dirigé les travaux en sa qualité de président par intérim. Il dit avoir insisté sur la nécessité de se conformer strictement aux statuts et au règlement intérieur, notamment en matière de procédures disciplinaires. « Lorsque nous voulons sanctionner des camarades, cela doit se faire selon des procédures conformes aux statuts et au règlement intérieur », rappelle-t-il.
Selon lui, certains participants auraient tenté d’imposer des décisions en dehors du cadre légal, poursuivant « un agenda différent de celui des militants du parti » et agissant sous l’influence « d’acteurs de l’ombre ». Face à ce qu’il considère comme une dérive, il affirme avoir pris la décision de lever la séance du Conseil national, refusant de cautionner une violation des règles internes.
Éric Houndété soutient que les annonces relatives à l’élection d’un nouveau président sont intervenues après la suspension officielle des travaux, et ne sauraient donc avoir de valeur. Il rejette en conséquence toute légitimité à la désignation de Nourénou Atchadé et assure que l’élection du président du parti interviendra « en son temps et conformément aux textes ».
Dans ce contexte de profond désaccord, il maintient qu’il reste le seul président par intérim légitime jusqu’à l’aboutissement d’un processus qu’il souhaite régulier et statutaire, prolongeant ainsi une crise interne aux conséquences encore incertaines pour l’avenir du parti.
Ambroise AMETOWONA



