Politique : Ce que Les Démocrates ont décidé lors de leur conseil extraordinaire

Réuni en session extraordinaire le 4 avril 2026 à Cotonou, le parti Les Démocrates a clarifié sa position à quelques jours de l’élection présidentielle du 12 avril. Absent du scrutin, le principal parti d’opposition affirme suivre « avec intérêt la campagne électorale en cours », tout en revendiquant une influence sur les orientations des candidats en lice.
Au terme des travaux de son Conseil national extraordinaire, la formation politique a réitéré qu’elle ne participera pas à l’élection. Une posture assumée, présentée comme celle d’un observateur attentif du processus électoral. Dans sa déclaration finale, le parti estime que ses principales revendications ont été intégrées dans les programmes des deux duos en compétition.
Selon le Conseil, « les offres politiques des deux duos […] intègrent désormais ses revendications fondamentales », notamment « les libertés individuelles », « le social », « la démocratie » et « l’État de droit ». Une évolution perçue comme une validation de ses combats politiques. Le parti y voit « un motif de satisfaction », considérant que « l’ensemble de la classe politique s’accorde sur la pertinence de [ses] luttes ». Il souligne néanmoins qu’il « restera vigilant pour le suivi de la mise en œuvre de ses engagements ».
Sur le plan politique, Les Démocrates tiennent à lever toute ambiguïté quant à leur position. « Le parti Les Démocrates réitère qu’il n’appartient à aucun des partis ayant choisi les duos en lice dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 avril 2026 », indique la déclaration. Le parti rejette ainsi toute affiliation ou soutien à l’un ou l’autre des candidats.
Dans le même temps, la formation dénonce « l’utilisation frauduleuse de ses attributs, logos et symboles » par des individus ou groupes appelant au boycott du scrutin. Elle précise qu’« aucune déclaration de boycott n’a été prise par une instance du parti » et met en garde contre ces pratiques, se réservant le droit d’engager des poursuites judiciaires contre leurs auteurs.
Au plan interne, la session a également été marquée par des décisions disciplinaires. Le Conseil national extraordinaire a validé la suspension de certains responsables pour non-respect des résolutions issues du Conseil national ordinaire du 22 mars 2026. Une décision qui intervient dans un contexte de tensions au sein du parti, marqué par des divergences de leadership.
Enfin, de nouvelles désignations ont été effectuées pour pourvoir des postes vacants au sein de la coordination nationale, dans une volonté affichée de réorganisation et de consolidation de la structure du parti.
Ambroise AMETOWONA



