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Présidentielle 2026 : Malick Gomina défend le choix de Romuald Wadagni

Le choix de Romuald Wadagni comme candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection de 2026 continue de faire réagir. Invité de l’émission En route pour 2026/Elections générales sur Canal 3 Bénin, vendredi 26 septembre 2025, le député Malick Gomina, membre du Bloc républicain (BR), a pris position en faveur de cette désignation. Pour lui, il s’agit d’un choix de compromis, motivé par « l’intérêt supérieur de la Nation ».

Face aux interrogations sur la légitimité de ce choix, Malick Gomina a tenu à lever toute ambiguïté. « Ça ne va pas du tout en contradiction avec le système partisan, bien au contraire, ça vient conforter la réforme », a-t-il déclaré. L’élu de la 13ᵉ circonscription électorale a rappelé que seuls les partis politiques sont habilités à parrainer un candidat. « Ici, Romuald Wadagni a pu convaincre les partis qui ont le parrainage et donc nous avons décidé que ce soit lui notre candidat. Nous le parrainons pour qu’il représente nos couleurs… », a-t-il expliqué.

Selon lui, la mouvance a fait preuve de maturité en dépassant les logiques partisanes pour privilégier un candidat indépendant. « Un compromis, un accord conciliant à travers la personne de Romuald Wadagni, qui est un homme qui n’appartient à aucun des partis politiques et qui n’aura que, pour seule préoccupation, l’intérêt du pays », a insisté l’ancien maire de Djougou.

L’ombre de Patrice Talon

À la question de savoir si le président Patrice Talon a imposé son ministre d’État, Malick Gomina rejette cette idée. « Non, pas du tout. Le président Talon ne l’a pas imposé. Bien au contraire. Le président Talon a essayé d’être véritablement rassembleur », a-t-il assuré.

Le député affirme que de larges consultations ont eu lieu avec les directions exécutives des partis, les ministres et les députés de la mouvance. L’objectif, selon lui, était de préserver l’unité et d’éviter « les querelles de clochers ». « Il a joué le rôle de père de famille qui a veillé à ce que la succession se fasse correctement dans la concorde plutôt qu’après lui, ça soit le déluge », a-t-il expliqué.

Autre sujet abordé : le choix de Mariam Chabi Talata comme colistière de Romuald Wadagni. Bien que membre de l’Union progressiste le Renouveau (UP-R), la vice-présidente sortante a été retenue à l’issue d’un compromis interne.

« Nous sommes parvenus à nous entendre autour de la personne de Mariam Chabi Talata. Il y a eu des candidats au niveau du Bloc républicain. Il y a eu des candidats au niveau de l’UP le Renouveau. Elle n’était pas la seule qui prétendait à ce poste. Mais nous nous sommes entendus, nous sommes arrivés à un compromis autour de sa personne. Et donc c’est fini, on continue », a confié l’ex-journaliste.

Wadagni, un « Talon amélioré » ?

Pour Malick Gomina, le choix de Romuald Wadagni s’explique aussi par son expérience et sa proximité avec Patrice Talon. « Le Bénin de demain sera meilleur à ce qui a été déjà fait… Ce que Patrice Talon a fait est positif mais ce que Romuald Wadagni envisage de faire, c’est du Talon amélioré », a-t-il affirmé, appelant les électeurs à voir dans cette candidature la continuité d’un modèle de gouvernance, mais avec une nouvelle impulsion.

Ambroise AMETOWONA

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