
En campagne dans le département du Borgou, Romuald Wadagni, candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2026, a présenté une série de mesures et de projets qu’il entend mettre en œuvre s’il est élu. À travers une tournée qui l’a conduit à Bembèrèkè, Parakou et Nikki le samedi 28 mars 2026, le ministre de l’Économie et des Finances a exposé les grandes lignes de son programme axé sur l’inclusion sociale, la modernisation des infrastructures et le développement à la base.
Lors de ses différentes étapes, le candidat a insisté sur la nécessité de rapprocher l’action publique des populations locales. Il a notamment évoqué la construction d’infrastructures de proximité telles que des marchés modernes et des espaces de loisirs dans les arrondissements. L’objectif affiché est de dynamiser les économies locales tout en améliorant le cadre de vie des habitants.
Romuald Wadagni a également mis l’accent sur la démocratisation de l’accès aux outils numériques. Selon lui, l’accès aux technologies modernes ne doit pas être limité par le niveau d’instruction. « Il ne faut pas que le fait de ne pas parler français soit un problème », a-t-il déclaré, soulignant ainsi sa volonté d’inclure toutes les couches sociales dans la transformation digitale envisagée.
Le candidat entend par ailleurs promouvoir un environnement favorable à l’épanouissement de la jeunesse à travers la mise en place d’un écosystème combinant formation, encadrement et innovation. Cette approche vise à encourager la créativité et à favoriser l’émergence de solutions adaptées aux réalités locales. Il prévoit également un accompagnement accru des femmes dans leurs activités économiques, ainsi qu’un soutien au secteur agricole et à l’élevage, avec un accent particulier sur la transformation locale des produits, notamment le lait.
Par ailleurs, le projet inclut des mesures destinées à faciliter l’accès à la microfinance et à renforcer l’autonomie économique des populations. Le renforcement de la présence de l’État dans les zones frontalières figure également parmi les priorités, dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires croissants dans certaines régions du pays.
Une vision axée sur l’agro-industrie, les infrastructures et la culture
Dans une seconde phase de sa tournée, le message du candidat s’est enrichi d’une dimension plus structurelle, mettant en avant des projets d’envergure pour transformer le Borgou en un pôle de développement intégré. À Parakou notamment, il a annoncé l’ambition de développer un vaste complexe agro-industriel de 20 000 hectares, destiné à stimuler la production agricole, créer des emplois et renforcer la capacité d’exportation, notamment dans le domaine de la viande bovine.
Dans cette même dynamique, la construction du Centre hospitalier international de Parakou est envisagée afin d’améliorer l’accès aux soins spécialisés pour les populations du septentrion et de réduire les évacuations sanitaires vers d’autres régions.
À Nikki, le candidat a mis en avant le potentiel culturel et touristique de la localité, avec l’ambition d’en faire une référence internationale en matière de culture. Le projet inclut le soutien aux artistes et le développement d’infrastructures capables d’attirer un tourisme de qualité, contribuant ainsi à la valorisation du patrimoine local.
À travers ces différentes propositions, Romuald Wadagni et son colistier Mariam Chabi Talata entendent proposer une vision intégrée du développement du Borgou, combinant agriculture modernisée, industrialisation, innovation sociale et rayonnement culturel, dans l’optique de transformer durablement les conditions de vie des populations.
Ambroise AMETOWONA



