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Présidentielle de 2026 : Wadagni revient sur sa rencontre décisive avec Patrice Talon

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Romuald Wadagni retrace les circonstances de son entrée au gouvernement en 2016. Le candidat à la présidentielle du 12 avril 2026 évoque une rencontre déterminante avec Patrice Talon, survenue à Paris, qui a profondément orienté son parcours.

Le 6 avril 2016, quelques jours après l’élection de Patrice Talon, Romuald Wadagni est nommé ministre de l’Économie et des Finances. À l’époque, cette désignation surprend, l’intéressé étant encore peu connu du grand public béninois. Derrière cette ascension rapide se cache une rencontre fondatrice, intervenue un an plus tôt.

« Notre première vraie rencontre a eu lieu en 2015, à Paris. Il m’a parlé de ses ambitions pour le Bénin et j’ai tout de suite été conquis par le personnage, par sa force de conviction, par sa vision, par sa bonne connaissance des problèmes de notre pays et par ses atouts pour le relever », a confié Romuald Wadagni.

Séduit par le projet porté par le futur chef de l’État, il décide alors de s’impliquer en coulisses dans la campagne électorale. « Il m’a donné une envie folle de rentrer. Par la suite, j’ai participé en coulisses à la campagne électorale, j’ai voté, et alors que je m’apprêtais à regagner Deloitte, il m’a dit : “Reste avec nous, j’ai besoin de toi” », poursuit-il.

Sa nomination au gouvernement reste marquée par une anecdote qu’il relate avec humour. « Quand la composition du gouvernement a été annoncée et que mon nom est sorti, beaucoup de gens sont allés féliciter mon père, en pensant que c’était lui qui avait été nommé et qu’on s’était juste trompé sur son prénom. Ça l’a beaucoup amusé », a précisé le candidat.

Cette entrée au gouvernement marque le début d’une collaboration étroite entre Patrice Talon et son ministre des Finances, appelé à jouer un rôle central dans la conduite de la politique économique du pays au cours de la dernière décennie.

Aujourd’hui engagé dans la course à la magistrature suprême, Romuald Wadagni met en avant cette expérience pour asseoir sa crédibilité. Il entend s’inscrire dans la continuité des réformes engagées, avec l’ambition affichée de « poursuivre l’œuvre de modernisation et de développement » impulsée par le chef de l’État.

Ambroise AMETOWONA

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