Afrique

Sénégal : Voici le réquisitoire des avocats de Sonko au Haut-commissaire des nations unies

Ousmane Sonko ne se porte pas au mieux de sa forme depuis qu’il a enclenché, il y a 20 jours, une grève de la faim, pour riposter contre sa détention illégale. Admis en réanimation mercredi, à l’hôpital principal de Dakar, ses avocats ont menacé jeudi de saisir le Haut commissariat des nations Unies pour dénoncer sa détention arbitraire et accélérer sa libération.

C’est chose faite. Les avocats d’Ousmane Sonko étaient vendredi 18 août 2023 à Genève au siège du Haut commissaire des nations unies pour les droits de l’homme. Objectif, « formaliser une demande officielle d’intervention de cette institution des Nations-Unies pour mettre fin aux actes graves et de violences contre notre client, Ousmane Sonko, pris par des organes judiciaires, militaires et exécutifs de l’État du Sénégal et attentatoire aux droits de l’homme », lit-on dans le communiqué sorti jeudi et signé par le collectif des avocats d’Ousmane Sonko.

À la fin de l’entretien avec l’institution onusienne, les avocats du leader du Pastef se sont montrés rassérénés. « Le régime de Macky Sall saura que l’impunité zéro, c’est fini », a déclaré Me Saïd Larifou à sa sortie des locaux du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme à Genève.

Selon Seneweb, lors de leur entretien avec les responsables de l’agence onusienne, Me Larifou et ses confrères ont d’abord exposé « l’urgence » à laquelle est confronté leur client (Ousmane Sonko) dont l’état de santé s’est gravement dégradé après 20 jours de grève de la faim. Ils ont, par la suite, fait un rapport détaillé de la situation socio-politique qui prévaut au Sénégal, marquée par des atteintes « graves » aux droits humains. Et de rappeler la mission de garant des droits humains qui est la leur. « Nous avons pour mission, en tant qu’avocat, d’utiliser tous les moyens juridiques et diplomatiques qui sont en notre disposition », a souligné l’avocat Me Larifou pour justifier le choix d’internationaliser la cause de l’opposant sénégalais qui a été placé sous mandat de dépôt le 31 juillet dernier et son parti (Pastef) dissous le même jour.

Le travail sur le plan international, poursuit Saïd Larifou, « doit être très intense ». « On a commencé ici aujourd’hui, mais nous irons dans d’autres lieux très prochainement pour dire à la communauté que les organes exécutifs, judiciaires et militaires de l’État du Sénégal sont devenus des instruments de répression. Cela est inacceptable », conclut-il.

Ignace TOSSOU

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