Afrique

Coups d’Etat en Afrique : Voici ce que le président George Weah en pense

L’actualité africaine est surtout marquée par le renversement du président du Niger, Mohamed Bazoum par des éléments de l’armée nigérienne. Cette situation qui cristallise les positions au sein de la Cedeao remettent au goût du jour les propos du président libérien, George Weah.

C’est lors du sommet extraordinaire de la Cedeao tenu en septembre 2022 à New-York que le président libérien, George Weah est intervenu sur la question des coups d’Etat qui depuis les indépendances jalonnent l’histoire politique des pays africains.

Pour l’ex-footballeur, « Tant que la Cedeao tolérera les coups d’État institutionnels qui permettent les présidences à vie, il y aura des coups d’État militaires. Et on ne peut pas condamner des coups d’État militaires lorsqu’on ne condamne pas ceux qui font des coups d’État institutionnels. La Cedeao devrait travailler pour l’intérêt de nos peuples ».

Des propos clairs qui recentre l’union économique sur ce que doit être sa vraie bataille pour prévenir les coups d’Etat militaires dans les pays africains en général, ceux de la Cedeao en particulier.

À lire aussi : Coup d’État au Niger : L’impact économique se fait sentir avec la hausse des prix

La Cedeao traverse actuellement une sorte de crise quant à la position qu’elle doit adopter face au renversement du pouvoir, mercredi 26 juillet, du président élu nigérien, Mohamed Bazoum. Faut-il intervenir militairement au Niger afin de rétablir l’ordre constitutionnel mis à mal par l’armée ? C’est, en effet, là l’équation à multiples inconnues qu’essaient de solutionner les chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation sous-régionale qui regroupe 16 pays.

Cette nouvelle situation, pour le moins inextricable, qui se retrouve sur la table de la Cedeao rappelle à tout point de vue celles de 2020 et 2021 au Mali ou celles de 2022 (le 24 janvier puis le 30 septembre) au Burkina Faso ou encore le coup de force en Guinée qui a permis la prise du pouvoir par le lieutenant-colonel Mamadi Doumbouya en septembre 2021.

À lire aussi : Coup d’État au Niger : Les putschistes révoquent plusieurs ambassadeurs

Une résolution pacifique de ce coup de force militaire au Niger est recommandée par de nombreux observateurs quand bien même plusieurs pays comme le Bénin, le Sénégal, la Côte d’Ivoire avec en tête le Nigéria sont plutôt pour une intervention militaire conjointe afin de renvoyer les militaires nigériens dans leurs casernes.

Ambroise AMETOWONA

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page