Justice

Disparition de Martin Hounga : Cinq juristes béninois saisissent la cour constitutionnelle

Une affaire troublante secoue le Bénin suite à la disparition de Martin Hounga, un jeune de 18 ans, dans des circonstances peu commode. Cinq juristes engagés ont pris une mesure radicale en saisissant la Cour constitutionnelle pour dénoncer l’inaction des autorités.

Mardi 12 septembre 2023, cinq juristes béninois ont pris une décision en déposant un recours en inconstitutionnalité contre le mutisme observé par la police républicaine, le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Justice et de la législation, ainsi que le gouvernement, après la mystérieuse disparition de Martin Hounga.

Le lundi 4 septembre, Martin Hounga a disparu sans laisser de trace, et des allégations suggèrent qu’il aurait été tué par des agents de police lors d’un contrôle qui aurait mal tourné. La famille affirme que la victime rentrait chez elle lorsqu’elle aurait été confondue avec un braqueur. Malgré une semaine d’indignation publique et des appels à la justice émanant de la famille, d’associations et de leaders d’opinion, la version officielle de l’incident reste inconnue.

Le silence persistant des autorités béninoises face à cette tragédie soulève des questions majeures. Le lundi 11 septembre 2023, la police a refusé de commenter l’affaire lorsqu’elle a été contactée par Banouto, suscitant encore plus d’inquiétude et de suspicion.

Les motifs du recours

Dans leur recours, les juristes, nommément Landry Angelo Adelakoun, Romaric Zinsou, Miguèle Houeto, Fréjus Attindoglo et Conaïde Akouedenoudje, font valoir que les autorités béninoises ont enfreint le droit à l’information des citoyens. Ils déplorent également le manque de décence des voix officielles pour informer le peuple et la famille de la victime sur les événements réels. Les requérants, engagés pour la paix, la justice, le respect de la sacralité de la vie humaine et le droit à l’information, ont saisi la haute juridiction pour veiller à ce que les erreurs du passé, condamnées lors de la Conférence des forces vives de la Nation en 1990, ne se répètent pas.

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